Tribunes & Focus

Les Focus - 6 octobre 2017

Les radiologues tentent une « expérience patient » totale

Vendredi prochain, le monde de la radiologie vivra le premier des quatre jours de son congrès francophone et international, les JFR, Journées francophones de radiologie (Paris, 13-15 octobre 2017). Un congrès qui s’est installé au deuxième rang de la spécialité, après le congrès américain. Président de l’édition 2017, le Professeur Jean-Michel Bartoli veut un congrès résolument tourné vers les patients. Il en a fait la thématique principale : « Le patient et son radiologue ». Avec un objectif : que ce slogan ne sonne pas creux. Pour ce faire, les JFR ont mis en place les conditions d’une « expérience patient » totale durant ces 4 jours. Pas juste pour les discours d’ouverture ou les discussions avec la presse.

Un congrès professionnel patient friendly

Comme l’a expliqué Jean-Michel Bartoli, en substance, lors de la conférence de presse de lancement de l’évènement (le 27 septembre), un tel congrès n’a de sens que dans la mesure où la recherche, les innovations, les évolutions professionnelles des radiologues, les échanges d’expériences… aident à mieux prendre en charge les patients. « Voir et soigner est notre rôle », rappelle-t-il. Avec une question lancinante pour un congrès comme les JFR : comment tenir les deux bouts, entre la nécessité d’accompagner le progrès médical et celui des techniques tout en pratiquant une médecine humaine proche de ses malades ? Bref, à chaque fois, se demander en quoi les progrès de la science radiologique servent au patient. Des patients qui seront invités à de nombreuses conférences et tables rondes. Mieux, un « parcours patient » fléchant les conférences et ateliers qui leur sont accessibles et abordables est créé pour leur permettre de participer. L’expérience va être intéressante puisque les JFR font le pari d’un congrès professionnel de haut niveau largement ouvert au patient.

Voila pour la démarche. Concernant le fond, les JFR 2017 vont mettre l’accent sur les nombreuses missions qui sont assignées aux radiologues dans la médecine moderne. Plus de 1000 experts se succéderont dans les tribunes et ateliers devant 18 000 congressistes attendus.

Comment garantir un avenir high tech… et humain

La qualité et la précision de l’image dans une médecine moderne est de plus en plus valorisée. Dans le diagnostic, le médecin voit des tumeurs que l’on ne voyait pas avant les « IRM poussées et revigorées ». L’acte médical et chirurgical ne peut plus se passer d’une imagerie qui « conduit le geste du praticien ». Les applications de radiologie interventionnelle avec la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux, spectaculaire, se développent et s’imposent. Et l’avenir s’annonce également high tech avec l’avènement de l’usage des datas et de l’intelligence artificielle.

Pour autant, la radiologie veut être considérée et comprise comme une spécialité médicale transversale et proche des autres disciplines et des patients. À l’occasion des JFR, les radiologues veulent rappeler qu’ils sont impliqués dans la plupart des pratiques hospitalières et médicales. La transversalité étant devenue un maître mot, les radiologues veulent pousser leur avantage. Et donc se faire mieux connaitre des malades. Pas si simple quand le radiologue doit s’intégrer dans le colloque singulier.

Pour renforcer cette démarche, les JFR ont mis à leur programme des thèmes sociétaux et des sujets porteurs de curiosité comme la radiologie dans le cadre de la médecine légale ou des missions humanitaires.

 


Rendez-vous Porte Maillot à Paris dès le 13 octobre pour voir si les JFR 2017 ont réussi leur pari.
Le programme du congrès sur www.jfr.com